Leonard de Vinci visionnaire de génie
J’ai visité l’exposition sur Leonard de Vinci qui se tient Gare du Sud à Nice. Je pourrais, d’ailleurs, qualifier cet événement de « Voir l’invisible »…
En effet, avant cette exposition, je voyais surtout Léonard de Vinci comme un peintre de génie et un inventeur extraordinaire.

Cependant, en découvrant son travail sur l’anatomie, je comprends que son regard allait encore plus loin.
Léonard ne voulait pas seulement représenter le monde : il voulait percer ses secrets.
Effectivement,Il voulait voir ce que personne ne voyait.
Et pour cela, il ose faire ce que peu faisaient à son époque : disséquer des corps humains.
Pas pour le plaisir de « charcuter », mais seulement pour comprendre, vraiment comprendre, comment fonctionne la vie.
L’artiste et l’inventeur que l’on connaît
Dans l’exposition, on retrouve d’abord le Léonard célèbre.
Les reproductions rappellent les trois tableaux qu’il apporte avec lui lorsqu’il arrive en France auprès de François Ier.
C’est à dire : la Joconde, Saint Jean-Baptiste et La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne.
Aujourd’hui, conservées dans des musées, ces œuvres montrent à quel point il maîtrisait la lumière, les proportions et l’expression des visages. C’est, bien sûr, ce Léonard-là que tout le monde connaît.
Mais aussi les perspectives :

Tout d’abord, j’ai été frappée par les reproductions de ses inventions : le parachute, l’hélicoptère aérien, le char d’assaut, la bielle mécanique…

Prémices de l’hélicoptère.
Devant ces modèles, j’ai eu l’impression qu’il vivait dans plusieurs siècles à la fois.
Il faut dire, qu’il imaginait déjà des machines que la technologie de son temps ne pouvait pas encore construire.
Comprendre le corps pour mieux comprendre le monde
Pourtant, ce qui me marque le plus, c’est son travail sur le corps humain.

Leonard de Vinci a vraiment tout étudié, centimètre par centimètre…
Pour commencer, rappelons qu’à la Renaissance, les connaissances reposaient encore largement sur les écrits de Galien, transmis depuis l’Antiquité. Peu de savants osaient vérifier par eux-mêmes.
Léonard, lui, doute.
Il dissèque à Florence, puis à Milan et à Rome. Il aurait étudié une trentaine de corps.

Ce n’était pas seulement pour mieux peindre : c’était pour comprendre la mécanique du vivant. Il observe les muscles, les os, les organes comme on étudierait les rouages d’une machine.
Découper en tranches : voir l’intérieur comme jamais auparavant
Ce qui me semble presque incroyable, c’est sa méthode.
Léonard ne se contente pas d’ouvrir un corps : il le représente en couches successives, comme s’il le découpait en tranches fines pour en révéler chaque niveau. Il dessine les muscles couche après couche, les organes en coupe, les structures internes avec une précision impressionnante.

En voyant ces planches, j’ai immédiatement pensé aux images de scanner ou d’IRM que l’on connaît aujourd’hui.
Bien sûr, il ne disposait d’aucune technologie moderne, mais son idée était déjà là : comprendre le corps en l’explorant par sections, en allant progressivement de la surface vers la profondeur.
D’une certaine manière, son travail annonce le principe même de l’imagerie médicale moderne.
Son célèbre dessin de l’Homme de Vitruve montre aussi cette volonté de relier l’anatomie aux mathématiques et à l’harmonie universelle. Pour lui, le corps humain obéit à des lois précises, presque mécaniques.
Leonard de Vinci un visionnaire de génie en avance sur son temps
Léonard décrit avec exactitude la colonne vertébrale, analyse le rôle des muscles et étudie le fonctionnement des valves du cœur. Ses observations sur la circulation sanguine précèdent de plus d’un siècle celles de William Harvey. Pourtant, il ne publie pas ses recherches. Elles resteront longtemps dans ses carnets, écrits en miroir.
Ce que je retiens de cette découverte, c’est que Léonard de Vinci ne cherchait pas seulement à créer. Il cherchait à voir au-delà des apparences, à comprendre l’invisible. En disséquant le corps humain, il a ouvert une voie nouvelle : celle d’une science fondée sur l’observation directe, l’expérimentation et le doute.

Ses carnets de dessins n’ont jamais été vus de son vivant, on les retrouve des siècles plus tard.
C’est sans doute cela, être un véritable visionnaire : voir l’avenir dans ce que l’on observe au présent.
En conclusion Leonard de Vinci visionnaire de génie
Pour visiter le Chateau du Clos Lucé où Leonard de Vinci vivait sous la protection de François Ier, vous trouverez toutes les informations ICI
Aujourd’hui le Chateau appartient à la famille Saint Bris depuis 1854 qu’elle achète à la famille d’Amboise.
Les billets à partir de 20€ sont en vente en ligne sur le site web.
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